"J'aimerais qu'après ma mort ma vie fasse une jolie courbe dans le temps."

Jean-Louis Barraut



mercredi 23 mars 2011

Système de filtration

Bonne nouvelle!

Grâce aux dons reçus, j'ai pu commander deux systèmes de filtration Vario. Ce système est beaucoup plus sophistiqué, donc plus efficace, et a une plus grande capacité de filtration que celui que j'avais prévu acheter. Il peut filtrer 2000 litres d'eau.



Ces petits systèmes feront une grande différence dans la vie de quelques familles. Merci encore pour votre générosité.

Tandis que le jour du départ approche, je fais face à deux gros défis d'ici le grand jour.

Le premier : ma santé. Le premier protocole de chimiothérapie n'a pas donné de résultat. Je commencerai donc un nouveau protocole la semaine prochaine en espérant qu'il atténuera la douleur pelvienne intense que je ressens. Sans cette douleur, je serai en mesure de bien profiter de mon voyage. Le traitement a été retardé d'une semaine parce que j'ai dû recevoir une transfusion sanguine. J'aurai un test sanguin la semaine avant mon départ pour s'assurer que mon taux d'hémoglobine est bon, sinon je recevrai une autre transfusion sanguine avant mon départ. J'ai confiance que ces cinq jours de traitement en une semaine feront une bonne différence sur mon état.

Le deuxième : mes bagages ;-)  Je ne sais pas comment je ferai pour respecter les 110 livres auxquelles j'ai droit. J'espère que mon fils aura quelques livres disponibles sinon je devrai enlever des vêtements dans mon bagage personnel qui n'est déjà pas très gros. Je crois que je me suis laissé emporter par le plaisir de gâter tout le monde là-bas. On verra bien. Peut-être que ma belle-soeur connaît quelqu'un qui ira bientôt et qui pourrait lui apporter une partie des choses qu'elle m'a demandées. Les conserves, c'est pesant! LOL

Mwen swete yon bonn jounen!

dimanche 6 mars 2011

Kreyòl

Bonjou

Je commence à me mettre de plus en plus dans l'ambiance du voyage. J'écoute la radio d'Ayiti sur mon ordinateur et j'essaie d'apprendre quelques mots de créole. Ma belle-soeur m'en apprends un peu dans ses courriels (nos salutations se font maintenant en Kreyòl) et je fouille Internet.

Comme c'est un créole basé sur le français, c'est plus facile.

Mwen presse presse pou wè piti frè et bel sè.

Pace bel jounen

samedi 5 mars 2011

Aider pour être vu...!?!

Dans mon livre à moi, la générosité est gratuite, mais ce n'est pas le cas pour tout le monde. C'est surprenant de se rendre compte que pour certains, aider, donner, veut dire se faire voir autrement dit : publicité! C'est une notion qui ne m'avait pas encore effleuré l'esprit devant l'immensité de la détresse du peuple Haïtien et de la situation désastreuse d'Haïti.

Les bras me sont tombés quand j'ai lu ce qui suit sur le blog Haitirectoverso
"L’une des priorités se révélant être un véritable défi est le ramassage des décombres. « Si ceux-ci ne sont pas enlevés, on ne pourra pas progresser dans la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des infrastructures » a fait observer l’ex-président américain, Bill Clinton, qui co-préside la CIRH avec le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive." *
 Voilà qui fait beaucoup de sens. C'est d'une évidence enfantine. Ce qui est moins compréhensible, c'est de lire un peu plus loin :
 "Et se référant au ramassage des décombres, il (premier ministre haïtien) a fait observer que « tout le monde a constaté que ce n’était pas forcément, pour certains bailleurs, le secteur d’intérêt majeur où il importe de mettre de l’argent car il s’agit de quelque chose qui va disparaitre et autour duquel on ne pourra pas faire de publicité »."*

 Ce n'est pas surprenant que les travaux n'avancent pas plus vite. D'un côté, la générosité simple et spontanée et de l'autre côté l'orgueil de certaines instances responsables d'utiliser l'argent donné pour aider Haïti à se relever. Ce n'est pas d'hier que certains profitent de la misère humaine. Nous en avons tous déjà été témoin au moins une fois. C'est quand même choquant de réaliser qu'au milieu d'une situation aussi extrême que celle que vivent les Haïtiens, le souci premier de certains est de se faire du capital politique ou économique sous prétexte de générosité. Qui veulent-ils vraiment aider? Le peuple Haïtien ou leur propre image?

C'est triste, très triste. Il faut vraiment s'arrêter à la vraie générosité qui est peut-être plus silencieuse mais tellement plus efficace. De nombreux blogs nous permettent d'en prendre la mesure, de faire la connaissance de gens qui ont vraiment à coeur le peuple Haïtien et qui donnent sans compter de leur temps, de leur argent, de leur sueur. Les coeurs les plus grands sont souvent les plus humbles.

* Extrait de l'article : Le CIRH (Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti) fait le point sur les progrès et les défis à relever.

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jeudi 3 mars 2011

La générosité

Je viens de recevoir un beau chèque de 100. $ pour la levée de fonds pour de l'eau potable. La générosité ne se manifeste pas seulement dans le fait de donner des sous.

Une amie et ancienne collègue de travail a donné de son temps pour solliciter ses proches et ses collègues de travail. Résultat : elle a vendu vingt stylos. Quelle générosité et quel grand coeur. Ce geste est certainement apprécié à sa juste valeur.

Merci à tes généreux donateurs Élyse et merci à toi qui a su mettre en marche la générosité de tes proches. Merci au nom des enfants d'Haïti qui auront le plaisir de boire de l'eau fraîche et propre.

J’ai tellement hâte; pour voir mon frère et ma belle-sœur, pour moi-même, pour vivre cette grande aventure. Ce qui est bien, c’est que non seulement je pourrai en bénéficier personnellement mais, grâce à la générosité des gens, je pourrai en faire profiter aussi quelques enfants Haïtiens. Je ne pourrai probablement pas faire de bénévolat directement auprès d’eux parce qu’ils ont souvent des diarrhées, des rhumes et autres infections dont des infections de la peau, et que mon système immunitaire est très faible en raison des traitements de chimiothérapie. Le plaisir de leur offrir quelques gâteries et de l'eau propre et potable compensera.

Je vais vérifier avec mon hémato-oncologue avant mon départ pour savoir ce que je peux me permettre de faire et ce que je dois éviter. Je veux profiter de ce voyage au maximum. Il me reste un seul traitement avant mon départ. Le suivant sera retardé pour me permettre de récupérer un peu avant mon départ.